samedi 27 septembre 2025

Testament

 Mon fils , ils nous ont pris pour un troupeau ,

Ils ont assiégé nos droits en classant nos devoirs 

Mon fils , nous qui sommes des patriotistes en anneau ,

Nous qui avions construit ces ponts , ces jardins ,

Ces murs , ces arches , ces minarets et ces gradins .

Le son des cadenas, des serrures est à apercevoir 

De loin , de là où tu vivras dans les bordures 

D'une partie insolite , d'un sol qui faisait gloire 

Mon fils , ils vont nous expatrier , tous , au vouloir 

Ils vont nous confisquer la terre , le ciel et la dignité 

Ils vont nous étrangler au nom du pouvoir 

Mon fils , c'est d'un temps où on a enterré l'humanité,

D'un temps où le citoyen n'est qu'un imbécile 

Je te parle , d'une aire où la mort s'aperçoit 

Partout comme une prostituée qui se croit ;

Purée , assise nue au soleil d'un matin estivale 

Mon fils , ils ont fait de la débauche principe ,

De la volupté et de la délinquance municipe .

Ils nous ont piégé, mon fils , tu comprends 

Ils nous ont engagé dans une guerre d'inquiétude,

Dans une bataille où ton sourire me sera apparent 

Où ton élan me sera armature et aptitudes 

Mon fils , nous sommes de ceux qui imposent 

Les lois , qui instaurent les règles , qui composent 

Les rythmes de liberté aux sommets des montagnes .

Nous sommes de ceux qui sillonnent les villes et les compagnes .

Rappelles-toi , nous sommes le sang et l'acier 

Nous sommes la forces , les soldats et les guerriers. 

dimanche 21 septembre 2025

Inspiration nocturne

 A chacun son discours et ses paroles 

A chacun son style et ses symboles 

On dirait que ce sont des braves politiciens 

Très bien inspirés comme des musiciens 

Qui le gifient le mensonge et la débauche 

Qui composent des Sonnets au rythme Friauche 

A chacun ses paroles et son accent 

A chacun ses répliques concrescents 

Qui inspirent de l'espoir aux corbeaux 

En dessinant des esprits lambeaux 

A chacun son idole et ses représentations 

A chacun son amour et ses pulsions 

Qui redressent ses jugements abîmés 

Qui accompagnent ses mystères blâmés 

Par la saison tribunal et la pire raison 

D'un être courbé au seuil de sa maison 

D'un jeune vieillard qui baille 

En sculptant de pauvres épouvantails 

Qui lui serviront de soldats aux champs 

Dans une bataille surveillée par de hauts cochons 

Qui réjouissent de fouetter tout nègre ,

Tout baladin , tout verlan desintègre 

A chacun son discours et ses paroles 

A chacun son miroir et ses pyrroles 

Qui font de son âme une intuition 

De son esprit un univers d'intrusion 

Où le bien et le mal s'embrassent 

Comme des amoureux qui s'entassent 

Au Pont des Arts aussi que des fous 

En faisant des cadenas des boutons et des clous 

Testament

 Mon fils , ils nous ont pris pour un troupeau , Ils ont assiégé nos droits en classant nos devoirs  Mon fils , nous qui sommes des patrioti...